
- Orquesta de la Luz
- Photo : Dejavu - SalsaFuriosa.com
13 ans ? C’était il y a 13 ans, la dernière fois qu’ils sont passés, à Aquaboulevard ?
Les revoilà, et on les attendait avec une immense impatience.
Ils apparaissent enfin, dans leurs belles tenues de scènes, jolies chemises branchées, pantalons moirés, pompes luisantes, et une Nora d’abord en rouge, puis en robe brodée de roses.
Et dès le début, un professionnalisme sans faille, une précision rythmique à tous les pupitres, et la personnalité extravertie de leur chanteuse vedette qui emporte l’adhésion du public très rapidement.
Si le passé glorieux de l’orchestre n’est pas remisé aux oubliettes (un petit medley des anciens tubes viendra rafraîchir les mémoires et combler certaines attentes), l’Orchestre de la Lumière du Soleil Levant est définitivement tourné vers l’avenir, défendant les titres de son nouvel album (sur lequel un distributeur français ferait bien de se pencher).

- Photo : Dejavu - SalsaFuriosa.com
Quelques très bons passages d’improvisation, aussi bien individuelle que collective, avec une section cuivres (3 trompettes - 2 trombones, les grands moyens !) ultra réglée, des arrangements avec des chœurs bien trouvés et des petits breaks compliqués (les chœurs, la rythmique et les cuivres n’y jouent pas la même chose, ce qui renforce leur efficacité et les rends joliment surprenants) et quelques chorégraphies sympathiques (quoique encore un peu hésitantes) feront de ce concert une véritables réussite.
Mais les plus grosses surprises résident dans les quelques passages funky et le superbe boogaloo qui vient ouvrir le second set. Et, cerise sur le gâteau, un morceau entièrement en japonais, qui fonctionne vraiment très très bien, ouverture vers le public nippon, et découverte pour les autres : les sonorités du japonais s’intègrent parfaitement à la salsa.
Au passage, Nora nous apprendra quelques mots en japonais (orthographe phonétique, ce dont les nippophones voudront bien m’excuser), « Hai » (bonjour), « Aligato » (merci) et « Haichitemas » (je t’aime, qu’on entendra fuser à plusieurs reprises de la salle à l’adresse de la chanteuse).

- Photo : Dejavu - SalsaFuriosa.com
Très impliquée dans son interprétation, Nora est vraiment le catalyseur de cette formation, à genoux pour les déclarations d’amour, sautant partout pour les passages les plus pêchus, vocalement très en forme, avec un ambitus remarquable (l’écart entre sa note la plus grave et sa note la plus aigüe), lui permettant de nombreux effets.
On attend avec une certaine impatience l’album « Arco Iris » (avis aux professionnels du disque) !
Nora, voix lead
Jin, voix
Genta, percussions
Akihiro Tsuzuki, percussions
Yoshiro Suzuki, percussions
Kazutoshi Shibuya, basse
Kento Ohgiya, claviers
Isao Sakuma, trompette
Hiderow Nishioka, trompette
Yoshihito Fukumoto, trompette
Hitoshi Ishitoya, trombone
Hitoshi Aikawa, trombone