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  Biographies d’artistes Salsa  

Ray Barretto
"Manos Duras"
Mini-biographie de ce légendaire conguero
par Jack "El Oso" , par jsalsero

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Ray Barretto au festival de Jazz de Marciac
Photo : Noel Veneciano - SalsaFuriosa.com

Ray Barretto est sans doute aux congas ce que Tito Puente était au timbal : un monument musical, le musicien que la plupart des gens associent spontanément à cet instrument.

Né en 1929 à Brooklyn, New York, de parents portoricains, il grandit dans les ghettos hispanophones de cette ville que sont le Barrio de East Harlem et le Bronx, sous l’influence musicale des rythmes portoricains de ses origines et du jazz.

Il s’engage dans l’armée à 17 ans, et fréquente les clubs de jazz de Munich, où il est stationné. En 1949, il revient à New York, où sous l’influence du travail de Dizzy Gillespie avec Chano Pozo, il se consacre à l’apprentissage des percussions, et plus particulièrement des congas. Il joue d’abord avec le Latin Jazz Combo de Eddie Bonnemere, puis avec l’orchestre de José Curbelo, puis commence à travailler en tant que musicien de studio en jouant des congas sur des enregistrements de Jazz, chose peu habituelle à l’époque, entre autres avec Lou Donaldson, Gene Ammons, et Wes Montgomery.

En 1957, il remplace Mongo Santamaría aux congas dans l’orchestre de Tito Puente, et enregistre avec ce dernier l’album Dance Mania, l’un de ses plus grands succès de l’époque. En 1961, il sort son premier album sous son propre nom, Pachanga with Barretto, puis en 1962 Charanga Moderna, qui contient le titre El Watusi, son premier grand succès commercial, et renouvelle avec ces deux disques le son un peu désuet des anciennes charangas, orchestres à cordes consacrés aux danses de salon.

Après quelques autres albums qui ne feront pas grand bruit, Barretto signe en 1967 avec Fania Records, et enregistre Acid, une expérimentation latin-soul aux accents parfois psychédéliques. Le succès est au rendez-vous, y compris auprès du public Latino. En 1971, il sort l’album Together, et en 1972 Que viva la musica, qui contient le hit Cocinando suave.

La même année, une partie de ses musiciens, y compris son chanteur Adalberto Santiago, quittent son orchestre pour fonder La Típica ’73. Mais rien n’arrête le succès de Barretto : en 1973, il sort l’album Indestructible, puis en 1975 Barretto, avec Rubén Blades et Tito Gomez en tant que vocalistes. Ce dernier album sera l’un des plus vendus de toute sa carrière.

De 1976 à 1979, il met la Salsa entre parenthèses et se consacre au Jazz, néanmoins le succès commercial n’est pas au rendez-vous. En 1979, il revient chez Fania, et renoue avec Adalberto Santiago pour enregistrer l’album Rican/Struction, qui est un grand succès. Dans la foulée, il enregistre Fuerza Gigante en 1980 et Rythm of life en 1982, avec Ray de la Paz au chant, puis Todo se va a poder (1984) et Aqui se puede (1987) avec Ray Saba. Il sort également deux albums avec Celia Cruz : Tremendo trio ! en 1983 et Ritmo en el corazón en 1988. En 1989, son dernier album Salsa chez Fania Records sera le très décevant Irresistible, qui donne dans la Salsa romántica.

A partir de 1990, Ray Barretto signe avec Concord Picante et se consacre exclusivement au latin jazz... jusqu’en 2005, où il entame une "tournée d’adieu" avec un orchestre 100% salsa, composé de pointures de la musique afro-caribéenne, tournée qui le mènera aux 4 coins du monde, en passant par la France. Un dernier album salsa, en préparation, restera inachevé : il décède le 17 février 2006 à la suite de complications intervenues après un quintuple pontage coronarien.


Salsa Caliente De New York

Une excellente compilation de succès de Ray Barretto, extraits d’albums à divers moments de sa carrière, toujours dans le registre Salsa, dont Acid, Soy Dichoso, Quitate la Mascara, Guararé, Indestuctible. Pas grand chose à jeter. Une très bonne entrée en matière lorsqu’on ne connait pas / ou peu l’oeuvre de Manos Duras.


Ritmo en el Corazón

Cet album est un vrai bijou musical. Sorti en 1988, à un moment où la Salsa est au plus bas dans les ventes, il vaudra un Grammy Award aux deux artistes, et sera uninimement salué par la critique... mais pas par le public.

Il faudra attendre les années 90 et le retour de la Salsa dans l’air du temps pour que cet album soit "redécouvert" et ré-édité en CD, pour le plus grand bonheur de nos oreilles.




Tremendo trío

Encore un album fort bien nommé : un sacré trio, à savoir Celia Cruz, Ray Barretto, et le chanteur-fétiche de ce dernier, Adalberto Santiago.

Sorti en 1983, il contient le méga-hit Nadie se salva de la Rumba, qui vaut l’achat à lui tout seul. Pas grand chose à jeter dans le reste de l’album, par ailleurs.

Plus aucune excuse pour ne pas l’acheter - vous savez ce qui vous reste à faire !




 

 

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