L’été venu, la machine à congrès ne s’arrête pas, bien au contraire. Le continent européen continue à voir fleurir chaque week-end son lot de festivals, avec quelques tendances lourdes en cette période : des animations collectives (reggaeton, ruedas, …) au soleil près d’une plage ou d’une piscine, et des évènements à rallonge sur 5 jours voire plus. Pour vous, nous avons parcouru l’Europe et partageons avec vous nos impressions sur 3 congrès.

4th Warsaw summer salsa & kizomba festival


Ce festival durait 3 jours en plein centre de Varsovie, du 5 au 8 juillet, avec des lieux différents pour les workshops et les soirées. Le full-pass était décliné en une version salsa et une version kizomba, chacun d’entre eux ouvrant droit à une filière d’ateliers en relation avec l’intitulé du full-pass.

Les soirées du vendredi et samedi avaient lieu au club Medyk, une boîte de nuit où la possibilité d’introduire en douce une bouteille d’eau était nulle pour cause d’examen des sacs à l’entrée, et au studio de danse Salsa Libre le dimanche soir. Celui-ci étant un peu éloigné des autres lieux, faire tout le festival sans recourir aux transports en commun était difficilement envisageable.

A chaque fois, une salle était dédiée aux salsas (portoricaine / cubaine) et une autre aux danses « serrées » (bachata / kizomba). En terme de « porto », pas mal de son moderne (type ‘La Excelencia’) ou de mambos, donc plutôt décevant pour l’amateur de dura, si on excepte la soirée du dimanche. Ceci dit les sets comprenaient beaucoup de cubaine. L’ambiance était bonne, sans prise de tête, avec des artistes qui se mêlaient sans complexe au public. Il y eut des shows les trois soirs (une fois la soirée dansante largement commencée, soit environ 2 ou 3 heures après le début).

Au club Medyk, la chaleur était étouffante, mais dans plusieurs coins on trouvait heureusement de puissants ventilateurs (comme on n’en voit trop peu en congrès), et qui permettaient de se sécher un peu. Aller s’aérer aux balcons ne servait pas à grand-chose, la température extérieure, même en pleine nuit, n’apportant guère de réconfort. La salle salsa était suffisamment grande, bordée de tables et fauteuils, avec un revêtement au sol type lino mais néanmoins suffisant pour danser.

La logique du bar n’était pas très lisible, où le verre d’eau minérale coûtait quelques zlotys, mais si l’on se rendait au bar du fond situé près de la scène, il suffisait de demander pour repartir gratuitement avec une bouteille d’1,5 litres (ou alors il s’agissait du stock des artistes, oups) .

Pour l’anecdote, en salle bachata/kizomba, le seul éclairage était celui fourni par les lampadaires de la rue.

A Varsovie en été, l’aube commence à poindre un peu avant 4h du matin, et on trouve facilement à manger dans les parages du congrès toute la nuit. L’hôtel de l’organisation (Premiere Class Warsaw hotel) n’avait pas de climatisation, en tout cas pour les chambres ‘single’, ce qui compte tenu des températures en cette période de l’année est plutôt surréaliste.

Y accéder : vol depuis Paris, puis bus de l’aéroport au centre-ville de Varsovie.

Site web : http://www.summersalsa.pl

Full-pass : différentes formules, entre 90 et 110 euros.

Varna Summer Salsa Fest


Le prochain festival nous emmène en Bulgarie, au bord de la Mer Noire, pour encore 3 jours de danses et de Workshop, au Varna Summer Salsa Fest (du vendredi 10 au lundi 13 août).

Ce congrès prenait déjà un sympathique air de farniente puisque, si les workshops commençaient classiquement vers 10h du matin, ils s’interrompaient dès midi pour laisser un large temps de détente de 6 heures, utilisable pour traîner sur de la plage ou participer le samedi aux animations proposées (reggaeton, ruedas, danses de couple, …), le tout astucieusement situé en face de la buvette. L’accès à la plage (qui est en contrebas de collines où sont construits les hôtels) peut se faire en téléphérique, un peu angoissant tant il semble furieusement dater des années 50.
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Les soirées et les ateliers avaient lieu sur un seul site, l’Université de Varna. A l’intérieur, une grande salle accueillait en général les sets de cubaine, et à l’extérieur, la piste mambo était constituée d’une grande estrade montée pour l’occasion et surplombant un terrain en pente. Plus bas dans les jardins de l’université se tenait la scène sur laquelle ont eu lieu les shows du vendredi soir, et qui ne fut plus utilisée par la suite pour cause d’orage (les shows étant transférés les autres soirs dans l’amphithéâtre).

Toutefois, cette affectation des salles à un style de musique n’était pas fixe, et la programmation était susceptible de changer durant de courts instants. Comme à Varsovie, on comptait en terme de musique « porto » pas mal de sonorités modernes et quelques mambos. Quasiment aucun chachacha. Quelque soit la salle, des bachatas ou kizombas venaient régulièrement entrecouper la programmation.

L’hébergement en Bulgarie peut ne vraiment pas être cher, mais franchement il vaut mieux en profiter pour mettre un peu plus d’argent sur la table pour se payer du haut de gamme (pour 30 à 40 euros par nuit, on peut être logé dans un 4 étoiles).

Y accéder : rejoindre Sofia en avion, puis Varna par un vol intérieur, et enfin en bus pour atteindre les Golden Sands, nom de la zone touristique où se trouve l’université de Varna.

Site web : http://www.summersalsafestvarna.com/
Full-Pass : 40 euros.

Cullera salsa festival


Notre 3ème et dernier congrès pour cet article, le Cullera Salsa festival, en Espagne au sud de Valence, en était à sa 2ème édition. Il se tenait sur 5 jours, dans l’Hotel Cullera Holliday (4 étoiles, sauna et piscine), du 15 au 20 août 2012.

Avec 5 jours de workshops et 5 soirées, ce festival est d’une richesse incroyable, notamment en terme d’offres de cours (dont beaucoup de bachata). Ces cours se tenaient dans 3 salles, et avaient l’inconvénient d’être pour la plupart complètement blindés, c’est à dire avec facilement 120/150 participants. Les 3 salles étaient certes suffisamment grandes, si on met de côté les piliers gênants de l’une d’entre elle, mais il pouvait être difficile d’avoir une bonne vision de ce qui était montré. L’offre d’ateliers était tellement pléthorique que certains jours, le planning allait jusqu’à minuit (ensuite la salle était tout de suite reconvertie en piste de danse).

Il y avait donc aussi 3 salles de danse : une salle kizomba, une salle 100% bachata (avec quasiment aucun éclairage, autre tendance lourde), et une salle mixant alternativement « porto » et cubaine. D’une façon générale la population était très cubanisante, et la « porto » n’était pas forcément dansée dans le respect du canon de la ligne droite. Les salles avaient un revêtement en dalle, et étaient bordées de chaises, donc les endroits où poser ses affaires ne manquaient pas. Aucun problème pour apporter sa bouteille d’eau, la climatisation quant à elle était globalement imperceptible.

Un très bon point de ce festival espagnol est que toutes les tranches d’âge étaient représentées, dans une très bonne ambiance. Les danseuses espagnoles font volontiers la bise après une danse, ce qui ne nuit pas à la convivialité.

L’hébergement était plutôt cher (l’endroit est pris d’assaut en cette saison), et la recommandation est de s’y prendre facilement 3 mois à l’avance pour réserver dans les parages. Si vous pensez vous en tirer avec le camping, notez qu’il est bruyant tôt le matin. La plage est à 300 mètres du lieu du festival, et compte tenu de la chaleur et de la présence du soleil, il valait mieux avoir un parasol (ou louer un emplacement protégé sur place).

Parmi les spécialités locales à tester d’autant plus que c’est servi très frais : le Tinto de Verano (délicieux mélange de vin rouge et de limonade notamment, avec des glaçons et parfois une tranche de citron).

Y accéder : aéroport de Valence, métro et train pour atteindre Cullera, puis le bus qui mène à la playa.

Le site web n’était pas à jour, mieux valait se référer à l’évènement Facebook en suivant ce lien .

Full-pass : 55 euros, un rapport qualité-prix imbattable.

D’une façon générale, quelque soit l’évènement, n’hésitez pas à contacter les organisateurs pour obtenir des informations sur comment rejoindre le lieu d’un congrès.

Conclusion

De l’Espagne aux rives de la Mer Noire (en plus de la Croatie dont l’un des congrès a déjà été couvert ici , choisir une destination dansante pour ses vacances n’offre aucun problème autre que de se décider pour une destination. Il faut aussi noter que chacun de ces festivals avait une programmation musicale très équilibrée, et ne s’adresse donc pas exclusivement à l’amateur de cubaine ou de portoricaine.

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